Salomon Jean-Baptiste

SALOMON Jean Baptiste-Deshayes. Établi à Paris vers 1740, rue de l’Arbre Sec, à l’enseigne de Sainte-Cécile, et vers 1750, place de l’École, où il mourut après 1772. Il fut juré comptable de la corporation, de 1760 à 1761. Sa veuve continua l’entreprise sous la direction de Namy, plus tard elle la transporta quai de la Mégisserie où elle subsista jusqu’en 1789. La production de ce luthier est grande et très inégale, ses violons inspirés du modèle Chappuys ressemblent aussi par leur vernis à ceux de Guersan. On lui connaît aussi des violes d’amour dont une se trouve au Musée du Conservatoire de Paris. Un sistre de lui figure aussi au Musée de Bruxelles (n° 1528). Un violon au vernis jaune clair portant l’étiquette: Parisiis apud Salomonem ad insign / Sta Caecilia Scolae Palatin 1752, est au Musée de Berlin (n° 2530). La vente des instruments au XVIII ème siècle (E. de Bricqueville), mentionne aussi une guitare vendue 4 louis le 26-11-1778. Salomon construisit également de bons violoncelles très recherchés, par malheur ils ne font pas la taille. Ses harpes étaient très estimées de son temps. Étiquette imprimée: Salomon / de Paris 1740. Certains instruments portent en plus la marque au feu au talon du manche: Salomon / A Paris.

Biographies tirées du Dictionnaire Universel des Luthiers (René VANNES) et de La Lutherie Lorraine et Française (Albert JACQUOT)
  • Date de naissance : 1713
  • Date de décès : 1767