Vuillaume Jean-Baptiste

Fils de Claude-François IV et d’Anne Leclerc. Né à Mirecourt le 7-10-1798. Après un apprentissage dans sa ville natale, il vint à Paris en 1818, chez François Chanot, entra en relations avec N. Ant. Lété dont il devint l’associé en 1825, dans la rue Croix-des-Petits-Champs, 30. En 1828, il quitta celui-ci pour s’établir rue des Petits-Champs, 46, transporta son atelier, en 1860, aux Ternes, rue Demours, 3, où il mourut le 19-3-1875. Il est non seulement considéré comme le meilleur luthier de la famille, mais aussi comme un des premiers maîtres français. Très habile ouvrier et chercheur infatigable, il a laissé une œuvre considérable, environ 3.000 violons portent son étiquette et 500 archets à son nom. Il est aussi l’inventeur de l’octobasse, instrument haut de 4 mètres et monté de 3 cordes. (Voyez dessin et monographie dans le Dictionnaire de la Musique, de Ch. Soullier, Paris, 1855.) Les dimensions de cet instrument ont exigé une mécanique toute spéciale pour pouvoir en jouer. Il existe 2 octobasses: l’une au Conservatoire de Paris, l’autre dans l’ex-collection du Tzar à Saint-Pétersbourg. Vuillaume inventa aussi un alto avec éclisses élevées qui n’eut aucun succès. Il fit également construire des archets en acier creux qui non plus n’eurent pas grande vogue. Les instruments, copie Stradivari, Guarneri, Maggini. etc., sortis de ses mains au début de sa carrière, sont de véritables chefs-d’œuvre. Citons aussi les beaux exemplaires ainsi que les archets faits sous sa direction par de talentueux ouvriers anonymes qui, reconnaissons-le ici, contribuèrent pour une grande part à sa renommée et à sa fortune. Quand il fut en plein succès, il voulut malheureusement trop produire et trop gagner d’argent, alors il usa de procédés artificiels pour le séchage de son bois, ce qui fait qu’une partie de sa production, tant vantée au XIX ème siècle est aujourd’hui discréditée et considérée comme lutherie commerciale. Il faut naturellement savoir en choisir les meilleurs exemplaires. ll eut des étiquettes différentes suivant ses divers domiciles. Les premières portent l’adresse rue Croix-des-Petits-Champs, d’autres rue Demours-aux-Ternes. On en rencontre aussi avec la vignette de Ste Cécile, ou libellée Ste Cécile des Ternes. En relations avec le marchand Tarisio de Milan, il fit connaître aux Français les plus beaux spécimens de l’école italienne, entre autres Le Messie (Stradivarius) qu’il reproduisit avec une maîtrise incomparable. Vuillaume eut à son service les meilleurs ouvriers de l’époque, entre autres Telesphore-Amable Barbé, son homme de confiance, Charles Buthod, J. Derazey, Simonin, Persois, le père Bailly, les archetiers Justin Poirson, Dominique Pecatte, Fr. N. Voirin, etc. La plupart des musées européens et collections particulières possèdent de ses instruments. De son vivant, ses violons coûtaient 300 francs, ses altos 250 francs et ses violoncelles 500 francs. Ses archets étaient cotés en Amérique de $75 à 200 avant 1939. Comme on s’en aperçoit, les instruments Vuillaume sont moins chers en France et en Angleterre où vont généralement se les procurer la plupart des marchands et luthiers d’Europe et d’Amérique.

Biographies tirées du Dictionnaire Universel des Luthiers (René VANNES) et de La Lutherie Lorraine et Française (Albert JACQUOT)
  • Date de naissance : 07/10/1798
  • Date de décès : 19/03/1875

Les fiches instruments

Instrument Date Ville
Violon 1826 étiquette Paris
Violon 1828 étiquette et grand paraphe à l'encre paraphe en haut du fond Paris
Violon 1828 numéro 92, étiquette et paraphe Paris
Violon 1830 numéro 194, étiquette et paraphe Paris
Violoncelle 1832 étiquette Paris
Violon 1835 étiquette et marque au fer Paris
Violon 1836 étiquette Paris
Violon 1840 étiquette d' Antonio Stradivarius, paraphe et marque au fer Paris
Violoncelle 1841 étiquette et paraphe Paris
Violon 1842 - 1845 étiquette , paraphe , marque au fer Paris
Violon 1843 étiquette et paraphe Paris
Violoncelle 1844 étiquette, paraphe Paris
Violon 1845 étiquette et paraphe Paris
Alto 1845 étiquette paraphe numéro 1686 Paris
Violon 1845 - 1850 étiquette et numéro Paris
Violon 1854 étiquette, paraphe et numéro 2113 Paris
Violon 1859 - 1860 étiquette , paraphe et numéro 2284 Paris
Violoncelle 1863 étiquette et paraphe Paris
Violon 1863 étiquette et paraphe Paris
Violon 1864 étiquette paraphe numéro 2526 Paris
Violon 1864 étiquette paraphe numéro 2529 Paris
Alto 1865 étiquette paraphe numéro 2603 Paris
Violon 1866 étiquette et paraphe Paris
Violon 1866 étiquette, paraphe et numéro 2673 Paris
Violon 1867 étiquette, paraphe et numéro Paris
Violon 1870 étiquette et paraphe Paris
Violon 1870 étiquette, numéro 2807, paraphe et micros marques Paris
Violon 1872 étiquette, paraphe et numéro 2904 Paris
Violoncelle 1873 étiquette, paraphe et numéro 2953 Paris
Violon 1874 étiquette et paraphe Paris