Né à Paris en 1832, mort en 1904 à Cherbourg. Second fils et élève de Auguste Sébastien Bernardel. Après avoir accompli son apprentissage auprès de son père, il devient son collaborateur dès 1859. Lorsque son père prend sa retraite en 1866, il forme une association avec son frère, Ernest Auguste Bernardel, ainsi qu’avec Charles Nicolas Eugène Gand sous le nom de Gand et Bernardel Frères. Ernest Auguste se retire en 1886, l’entreprise continue son activité sous la dénomination de Gand et Bernardel. À la suite du décès de Charles Nicolas Eugène Gand en 1892, Gustave Adolphe assuma seul la direction de l’entreprise qu’il cédera à Caressa et Français en 1901. L’établissement jouissait d’une grande renommée dans la lutherie parisienne, reconnu pour son expertise et ses restaurations, avec une attention particulière portée au maintien de la qualité des instruments et des archets. Gustave reçut des nominations officielles en tant que luthier du Conservatoire et est nommé Chevalier de la Légion d’honneur en 1900. Parmi les collaborateurs archetiers figuraient des noms tels que Charles Claude Husson, Claude Auguste Thomassin, Mathias Théophile Auguste Barbé à partir de 1886, Dominique Poirson et Joseph Arthur Vigneron. Pour les luthiers, on peut citer Georges Aubry, Léon Bernardel, Maurice Mermillot et Charles Resuche.