Après un apprentissage chez Emile Laurent à Mirecourt, il entre en 1893 chez Gustave Bernardel, à Paris, puis chez Caressa & Français, chez qui il reste jusqu’en 1909 pour rejoindre Paul Blanchard à Lyon. Il prend sa succession en 1912. Comme son prédécesseur, il est fournisseur en titre du Conservatoire et de la Société des Grands Concerts de Lyon. En 1928, il cède sa maison à Georges Coné et se retire à Asnières. Il meurt en 1944. Sa production d’après son modèle personnel est d’environ 175 violons, 7 altos, 28 violoncelles, d’une belle facture et d’un vernis à l’huile couleur rouge orange. A la différence de ceux faits par Coné, les coins sont plus gros, les gorges moins profondes, l’arête moins vive et les pattes d’F moins dégagées. En plus de sa production personnelle, Emile Boulangeot a continué la commercialisation de la gamme d’instruments Lugdunum créée par Paul Blanchard. Il est intéressant de noter que cette production, caractérisée par certains éléments de style et la qualité du vernis, semble avoir été réalisée dans son propre atelier, ainsi que par les ateliers Deblaye plutôt que d’être sous-traitée à la maison Laberte. (Source JF Schmitt)